LES VACHES : UNE USINE A GAZ !

LES VACHES : UNE USINE A GAZ !

 

Le pet des vaches ne produit pas le fameux méthane (1 gaz à effet de serre) responsable  du réchauffement planétaire. C’est le rot qui provoque un rejet de méthane . Petite mise au point en passant. Pas trop déçus tout de même ?
Et oui comme tous les ruminants, les vaches, par leur éructation,  produisent du méthane.
Aujourd'hui certains "écolos" s'en prennent même au pêts des rennes responsables alors de la fonte des glaciers!!!
Si nous devenions végétariens, nos canines se retrouveraient sur la touche…  mais peut-être produirions-nous comme tous les ruminants du méthane? Allez savoir…
Enfin que celui qui n’a jamais fait son rototo après-manger lève la main !
Si vous commencez à avoir une crampe, consultez votre médecin. Pas pour vos tensions musculaires mais pour l’absence de rototo. Vous n’êtes pas normal! Et oui…
Autres inconvénients du végétarisme (hormis ceux liés à notre santé) : Terminés les bovins, terminée la viande… Mais où allons-nous trouver nos produits laitiers ? Adieu la France aux 400 sortes de fromages, au lait base de notre alimentation, aux yaourts et autres crèmes et fromages blancs. Car la vache laitière fait aussi son rototo et en fin de carrière, à votre avis, qu’est ce qu’elle devient?
Leur contribution à l’ensemble des gaz à effet de serre est évaluée en France à 5%.
Oui mais ce « désagrément » grâce au travail de nos éleveurs est largement compensé par le stockage de dioxyde de carbone (CO2 autre gaz à effet de serre) dans les prairies. Pour pousser, l’herbe se nourrit de l’effet du soleil et de CO2. Ainsi est possible la photosynthèse, processus de production de matière organique. Ce stockage permet de compenser 75% du méthane produit par nos ruminants.
Quelques chiffres pour remettre les pendules à l’heure.
Ces données sont celles de la France.
1 hectare de Prairie = stockage de 500 kg de carbone.
La palme des émetteurs de gaz à effet de Serre : Les transports 27 %, l’industrie 21%, Le logement 20%
L’élevage dans sa globalité en produit 11% qui sont en partie compensés comme évoqué précédemment grâce à la photosynthèse.
 
Quelles solutions pour une attitude écologique :
Ne parler d’écologie que pour alarmer la population, on connait. Ce n’est pas notre but. Certains savent très bien faire. Nous préférons une attitude positive et juste et en profitons pour insister sur le fait que votre acte d’achat recouvre toute son importance.
- Privilégier l’élevage en milieu naturel. Celui qui vit dehors (lorsque le temps le permet c’est à dire au minimum en été et au printemps) et broute sans l’intervention de l’homme qui lorsqu’il intervient le fait à l’aide de machines polluantes.
- Se positionner face à l’élevage industriel qui néglige les conditions de vie des bêtes et la nôtre par une qualité dans l’assiette amoindrie et par un interventionnisme déraisonné : aliments éloignés du lieu de naissance et de vie des bêtes, importation de bêtes de pays lointains (EX : des poussins chinois arrivent chez nous par avions cargos ou par bateaux  agneaux anglais et irlandais ou congelés moutons de Nouvelle Zélande...). Cet « élevage » de qualité moindre est le  plus souvent le résultat d’importations ou d’éleveurs français qui ne peuvent vivre correctement de leur travail s’ils se consacrent uniquement à un élevage de qualité. Seulement 8% de la viande sont achetés par des artisans et certains n’ont plus le débit suffisant pour viser le haut de la qualité. Si nous voulons continuer à représenter le pays de la gastronomie, il nous faut pourtant réfléchir à notre acte d’achat qui conditionne la pérennité de l’élevage français et l’ensemble de la filière des métiers de bouche : de la production (agriculture et élevage à la transformation du produits par des professionnels tels que bouchers, tripiers sans qui nos grandes toques seront bien obligés de jouer les apprentis sorciers s’aidant de la chimie pour créer des goûts de synthèse.
- Une relocalisation de vos achats s’impose donc autour de produits français. Non seulement vous favoriserez l’expression des compétences qui demeurent encore dans notre pays mais vous développez un tissu social riche où chacun a droit d’être récompensé eu égard à son niveau de compétences. Vous développez l’emploi et non l’assistanat. A force de délocalisation (qui soit dit en passant se jouent des droits de l’Homme et de l’enfant hors de l’hexagone), nous risquons de perdre nos savoir-faire et une dévalorisation des hommes qui ont envie de bien travailler, une perte de dignité de ceux qui de ce fait se trouvent privés de leur pouvoir d’activité, de leur capacité à faire, de leur créativité… Chacun ou presque a la capacité de faire travailler son voisin ! Certains, malheureusement,  ont un pouvoir d’achat réduit qui les contraint à développer le travail délocalisé car moins coûteux et à participer à l’accroissement du chômage dans notre pays.
Acheter étranger, c’est scier la branche sur laquelle nous sommes assis, acheter « toujours moins cher », ou comme certains slogans « acheter malin », c’est risquer de briser notre tissu social, c’est s’engager dans la perte de savoir-faire de façon rédhibitoire.
Pas très malin !
 
Quelques autres avantages à voir encore longtemps nous l’espérons nos vaches (et autres ruminants précieux) brouter dans les champs.
- Elles entretiennent nos praires et participent ainsi à la beauté de nos paysages. Qui remplacerait leur action quotidienne ? Des volontaires pour raser nos prairies de façon manuelle ?
- Elles évitent ou réduisent ici ou là des catastrophes écologiques : les avalanches (neige comme agrippée sur l’herbe rase d’après-transhumance, les incendies (débroussaillages naturels dans le sud), inondation (limitation du ruissellement des sols)
- Les prairies représentent une biodiversité considérable : des petits habitants très diversifiées peuplent les prairies qui leur conviennent en fonction des ruminants qui s’y trouvent. Ce n’est pas moins de 260 millions d’espèces qui peuplent nos prairies : insectes, champignons, oiseaux, rongeurs ...  En effet, la prairie n’est pas la même si elle est fréquentée par tel ou tel ruminant. Car chacun a ses préférences alimentaires. D’où des paysages diversifiés.
- Les haies qui délimitent les prairies facilitent la dégradation des nitrates et pesticides.
Pour une meilleure compréhension de ce qui anime  quelques « défenseurs » de la planète, Paul Mc McCartney et quelques autres, lisez l’article du Monde (Janvier 2010) dans notre rubrique « La presse en parle ».
 
Merci de votre attention et à bientôt !
Votre Artisan Boucher :  Denis MORON

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